Le blog de Justine

Tout d'abord, je voudrai partager mon opinion sur les hommes (femmes) BDSM. Enfin, les Dominants (Dominatrices) en tout cas.
Car il serait bon, me semble t il, de remettre les choses à leurs places. Je sais bien que le BDSM n'est pas un fait majeur de société actuellement (même s'il s'élargit de plus en plus), et que parler de cela, dire que l'on aime/pratique cela, c'est souvent se mettre un écriteau autour du cou avec "tarés, fous, pervers, détraqué..."  (et tout ce que vous voulez). Mais...
Pour les personnes peu ouvertes d'esprit, ou disons le quarrément intolérantes, je voudrai dire qu'en général, c'est faux. Biensur, il y a des tarés, mais comme partout.
Personnellement, je trouve sain, de connaître et de reconnaître ses besoins en matière de dominance et de sexualité, et de les réaliser dans un cadre particulier avec quelqu'un (de consentant, cela va sans dire...) selon certaines rêgles pré-établies à deux avant.
Alors biensur, il y a des abuseurs et des brutes évidement, mais l'image comme quoi ils sont tous comme cela, ou qu'il y en a plus qu'ailleur, je la refuse. C'est vrai que c'est l'impression que cela peut donner, mais il suffit de regarder le nombre de femmes battues dans leur foyer par leur propre mari (qui biensur se dit révolté de ces pratiques BDSM, car si, lui, il tape sur sa femme, c'est parce qu'elle l'a mérité) pour se rendre compte qu'il peut y avoir des fous/tarés/pervers partout. Ne trouvez vous pas cela un peu hypocrite sur les bords vous ? Lorsqu'il soumet sa femme à grande gifles ou aux coups de pieds, et qu'il lui casse le bras ou les dents... il lui a demandé avant si elle voulait être soumise, jusqu'où il pouvait aller ? Non parce que pour lui, la femme n'existe pas. Lorsqu'il l'humilie, lui a t il demandé si elle aimait cela ? Non, parce qu'il ne se rend même pas compte qu'il l'humilie.
Alors voilà, il y a une différence fondamentale entre un "bon" Dominant BDSM et cet homme méprisable qui passe ses nerfs sur sa femme, parce qu'il ne sait pas faire autrement...


Ensuite, passons aux soumises (et soumis). Non seulement, on passe forcément pour des masochistes mais en plus pour des..."lavettes" ou quelque chose d'approchant l'idée.
Déjà, je persiste à penser que ce n'est parce que l'on aime la soumission que l'on est masochiste et inversement. Je pense qu'il ne faudrai pas avoir tendance à amalgamer les choses. Les soumises ne sont pas toutes les mêmes avec les mêmes envies et désirant les mêmes choses. Il n'y a pas de manuel de la soumise avec une liste exhaustive des pratiques qui seraient valables pour toute soumise. Il y en a qui aiment telles ou telles autre chose, et une autre soumise aimera ce que la première n'aime pas...
Pour ce qui est de l'autre image qui a tendance de coller à la peau d'une soumise ("lavette"), et bien, encore une fois, il faudrai peut être que ceux qui pensent cela, essayent de se soumettre un peu. C'est un effort, un oublie de soi, pas donné à tout le monde. C'est un geste actif, finallement. Et psychologiquement, c'est très intense. Nous ne méritons pas d'être méprisées par les non BDSM comme des "sous femmes". Dans la vie de tous les jours, nous pouvons avoir beaucoup de caractère, ce n'est pas parce que l'on sait se soumettre, qu'on l'est toute la journée !  Nous sommes capable d'accomplir beaucoup de choses, d'occuper un poste professionnel important... Ce n'est pas écrit sur notre front que nous aimons la soumission. Laisser son pouvoir dans les mains d'un autre, n'est pas l'abandonner pour toujours, et en aucun cas, cela signifie que l'on a pas de pouvoir. Car plus on est forte et libre, plus notre soumission librement consentie, est un cadeau de valeur...

Mar 9 sep 2008 3 commentaires
Je vous laisse un sourire, juste en passant, et mes voeux de longue vie à votre blog....
AURORA - le 09/09/2008 à 22h45
hey, merci, cela me fait plaisir de vous voir par ici...;)
Justine - le 10/09/2008 à 12h46
Même si ce billet date un peu, je me permets de dire que je suis d'accord avec ce que vous avez écrit dessus. Que dire donc de plus ?

Bonne continuité !
Enkidu - le 29/09/2010 à 13h36