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Lundi 6 octobre 1 06 /10 /Oct 12:50

 

Après lecture, certains se demanderont peut être pourquoi ce titre, pourquoi Maitre ? Et bien, pour moi, c’est une évidence.

 

 
Il était une fois, un être.
Abandonné par ses deux maîtres.
Pour moins souffrir, il prit le partit de les haïr,
Eux, et toute la race des hommes
Au plus blessé qu’il était.

Il était une fois, une petite fille.
Blessée, sans le voir,
Elle arrive dans son décor.
Ce qu’elle remarque…Lui
Il lui fait peur, Il l’a terrifie.
Quelle haine, quelle sauvagerie.


   
   Cette petite fille apprend avec les autres, prend confiance en elle. Mais elle en revient toujours à une seule chose, sans comprendre pourquoi… Lui. Elle Le regarde se déchaîner entre ses murs, Il est si grand, si musclé, si puissant… oui, elle sait qu’en un geste, Il pourrait… l’anéantir, en quelques minutes, en une seconde.
   Oui, elle progresse, mais une seule obsession… Lui. Il lui montre dents et pieds comme aux autres. Après tout, c’est une humaine, Il hait tout ce qui n’est pas Lui.
   Mais la petite fille, voyez vous, sent Sa haine comme une blessure, non comme une menace. Elle s’approche, doucement. Des semaines, avant de toucher la porte. Des mois, avant d’entrer. Avant, qu’Il ne la craigne plus.

   La suite… Histoire d’intensité, mêlée d’amour et de souffrances.

   Rien ne lui servait de se battre. Il n’est même pas venu à l’esprit de la petite fille de rendre les coups, la violence. Juste accepter Sa colère, la supporter, jusqu’à ce qu’elle s’épuise.
   Oui, elle a supporter l’assaut répété de Ses dents, les morceaux de chaires arrachés, les côtes brisées, l’impact de Ses fers. Elle a crié, pleuré, mais jamais n’a bougé, n’a jamais levé la main sur Lui. La petite fille a frémit, gémit, mais jamais, la petite fille n’a déguerpit. Pour L’apprivoiser, pour Lui montrer, pour essouffler Sa rancœur.

   Peu à peu, Il s’est abandonné, parce que cette petite fille, qu’Il surplombait, qu’en un battement de cil Il aurait pu écraser, ne semblait pas reculer, c’était bien la seule. Il l’a même laisser entrer, Lui prodiguer les caresses que seuls les écorchés savent salvatrices. Oui, cette petite fille L’avait surprit, décontenancé, malgré sa peur, elle s’accrochait. A quoi ? Le sauront ils un jour ? Il lui a donné une chance finalement.

   Et ils se sont télescopés comme la vague sur le roché. Dans un mouvement perpétuel, violent, à renverser les cieux.
   Tous les admiraient. Lui, le Fou, apprivoisé par une petite fille. Elle, la petite fille acceptée par le Fou.

   Le dominer… ? Jamais. Tout était tellement commun. Comment aurait elle pu maîtriser une telle folie ?
   Il s’est donné à la petite fille. Quelque fois, la blessant, mais Il était ce qu’Il était. La petite fille subjuguée par une telle puissance, une telle impétuosité, puis physiquement si petite, savourait chaque instant de félicité qu’ils partageaient.

   Elle sentait Sa peau.
   Odeur suave, enivrante. Elle caressait Sa fourrure.
   Elle aimait déposer des baisers sur Ses joues, Son nez, Son front, mais elle, la petite fille aimait sentir Sa fragrance si musquée, glisser ses bras autour de ses cuisses, sentir leurs muscles, et les serrer, s’y coller. Comme, si elle avait pu, par ses pensées, s’abîmer en Lui. Par le toucher, la senteur.
   Se rendait il compte de tout cela ?

   Combien d’heure, au rythme de Ses saccades, ont ils passé ? Lui, emmenant la petite fille, dans des traversées inconnues, dans des lieux inexistants. La petite fille, remettant sa vie, sa pensée, tout ce qu’elle est, tout son être entre Ses mains. La confiance n’est confiance qu’absolue. Il aurait pu la tuer… que lui importait, elle n’existait plus. A Sa vitesse, à Son mouvement, elle était tellement plus qu’elle même, qu’elle n’était plus rien.
   Et chaque fois, l’ivresse… de la vitesse, des sensations incomprises qu’Il lui offrait, caresses pour caresses, où tous en étaient bouche bée à les admirer, adéquation tellement naturelle. Le vent même semblait souffler dans leurs chevelures à l’unisson. Oui, pour les autres, elle L’avait dompter, la petite fille. Pour eux ? Qui domptait qui ? Cela avait il encore de l’importance ? Car seule les emportait la même indécence, la même jouissance, la petite fille le sait maintenant.

   Combien d’obstacles ont ils été vaincu à la seule force de la confiance ? Elle ne savait pas, mais elle se disait que Lui, Il savait. Elle n’a qu’à fermer les yeux, se cramponner à la Sa fourrure, Il sera capable, la préservera. Rien à craindre, non, jamais. Car cette sensualité d’exister ne peut qu’exploser encore et encore, ils se sont tellement donner. Lui, le Fou et elle, La petite fille.

   Vint le jour où Il ne se contrôlait plus, et elle, qu’aurait elle pu faire ? Il était plus fort, l’a t elle seulement contrôler un jour, ou vos moments partagés étaient ils juste une complaisance de Sa part ?
   Elle Lui faisait aveuglément confiance comme toujours, mais ce jour là, Il s’est trompé.
   En voyant le mur arrivé, elle l’a su, l’a sentit. A t elle esquissé un geste, la petite fille ? Non, même pas. S’Il faisait l’erreur, s’Il l’a menait à la mort en même temps que la Sienne… Quoi de plus beau, de plus accomplit.
   Oui la petite fille s’était donner à Lui, comme Il s’était donner à elle, sans aucune résistance, d’une ivresse qui ne souffrirait plus de limites.
   Mourir ensemble, dans le plus éternel des dons de soi. Quoi de plus satisfaisant que de vivre ensembles leur propre mort, comment pourraient ils se quitter autrement ?

   Et le mur arrivait…   
   Mais Il s’est trompé, Il a levé ses membres trop tôt. Ils ont rouler sur eux même comme dans une danse délicate. Les secondes comptées, étaient secondes d’éternité, secondes paralysées, de terreur mais d’espoir. Terreur de mourir, espoir d’être liés à tout jamais.
   La chute a finit par cesser, mais Il ne s’est pas relevé.
   La petite fille, s’est réveillée, elle, dans un décors blanc cotonneux, comme des nuages. Elle apprit qu’Il l’avait abandonnée, qu’elle avait raté la dernière occasion qu’elle avait de L’accompagner pour toujours. Aussi bêtement que l’on rate son train… à quelques secondes.

   Comment va t elle vivre sans Lui, la petite fille, qui a le sentiment de n’avoir exister qu’en Le touchant, Le sentant, Le regardant ?
   Comment va t elle continuer tous les jours, les un après les autres, aussi vide qu’un tombeau duquel on l’aurait privé, seul paix qu’elle aurait pu trouver, maintenant que Ils sont séparés.

   Elle chérit comme un trésor chaque souvenir, chaque pensée qui vous rapprochent. Elle n’a pas oublié Son odeur sensuellement animale, ni la chaleur entre Ses leurs caresses, comme des moments éternellement suspendus, elle porte toujours au bout de ses doigts la douceur de Son poil.

   Même de leurs douleurs, elle n’a rien oublié. Elle peut encore sentir les pénétrations répétées de Ses dents en son corps source de marques depuis longtemps disparues, l’impact de Son pied ferré qui en frappant, faisait trembler tous ses os, en un séisme incisif incontrôlé. Et la douleur, intense, enivrante, vie.

   Elle n’a rien oublié, et elle L’aimait. Elle aimait d’amour leurs moments de plaisirs. Elle voudrait qu’Il revienne, pour que l’intégralité de son être retrouve son echo. Oui, qu’Il soit à ses cotés, même pour la faire souffrir. Cette douleur, c’était comme un cadeau qu’Il lui offrait. Elle n’a pas comprit à l’époque, Il ne pouvait aimer sans faire souffrir mais… elle L’aimait pour ça, aussi.
   Aujourd’hui, elle regrette cette fusion, cette douleur, Lui.


Toi, le Cheval Fou.
Moi, la petite fille.
 

 

Par Justine - Publié dans : Souvenirs
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